|

Ecrire
à l'auteur
|
... un sacré
(bon ) numéro ! (la génèse....)
Quatre grandes
dates sont à retenir, pour résumer le chemin du succès
de cette voiture :
- lancement du projet fin 81,
- 1ère participation à une épreuve du Championnat
du Monde en Corse en Mai 84,
- 1ère victoire en Août 84 en Finlande et,
- sur ce même terrain des 1000 lacs, elle a été sacrée
Championne du Monde, pour la 1ère fois, en Août 85.
Vous pouvez vous rendre directement au chapitre qui vous intéresse
en cliquant sur le lien.
Si vous voulez retracer la génèse de cette "success
story", je vous donne rendez-vous au chapitre "Chemin
du succès".
Si vous voulez tout savoir sur la version client, cliquez ici :
série 200 .
Vous pouvez aller directement au chapitre Compétition
, vous y trouverez, année par année, la description détaillée
de sa carrière au sein du PTS (Peugeot-Talbot Sport).
Ou peut-être préférez-vous les caractéristiques
techniques (avec photos) ou la galerie
de photos de la "bête" en action.
... mais dans tous les cas : bonne visite!
Chemin du succès...
Au départ de cette aventure, il y a 2 hommes : Jean BOILLOT et
Jean TODT.
Le premier est Président d'Automobiles Peugeot et le second est
Directeur de Peugeot Talbot Sport.
Le Président Boillot est suffisamment visionnaire pour prévoir
le besoin en image sportive pour l'entreprise qu'il dirige et suffisamment
inspiré pour embaucher un homme (Jean Todt) qui a fait ses preuves
au plus haut niveau sportif automobile : Pilote, Co-pilote et organisation
d'équipe.
Jean Todt est, dès le début de cette histoire, intimement
persuadé de la nécessité des 4 roues motrices et
du moteur central arrière en Rallye.
La rencontre de
ses idées et la volonté de Jean Boillot, malgré la
contrainte de devoir s'adapter à la gamme en cours de conception
(le projet M24 : la 205) vont faire naître une voiture qui marquera
de son empreinte le sport automobile : la 205 TURBO 16.
Elle a été conçue début 1982, d'abord sur
du papier, puis au fur et à mesure des choix techniques faits,
des solutions trouvées, elle est présentée à
la presse le 23 février 1983, en même temps que le reste
de la gamme.
Peugeot peut, fièrement, aligner sa gamme 205, complète
de bout en bout.

Mais le travail de fonds ne fait que commencer. Car
maintenant, il va falloir faire évoluer le prototype, qui est quasiment
inconduisible, qui devra être suffisamment développé
et fiable pour servir de base à la série de 200 exemplaire
qu'il faut construire pour obtenir l'homologation Groupe B... de vingt
exemplaires.
Cette tâche incombe à Jean-Claude
Vaucard, ingénieur responsable des essais, et Jean-Pierre Nicolas,
en tant que pilote, qui s'y attellent de bon coeur. Terre, asphalte, bosses,
toutes les configurations sont testées. Renforcement de la structure,
rigidité des trains à revoir, définition de la répartition
de la puissance aux roues, allongement de la plage d'utilisation du moteur,
fiabilisation de l'ensemble, tout est à faire.
Puis vient l'heure de la première épreuve,
le 29 octobre 1983 à Sarlat. Jean-Pierre Nicolas est engagé
dans la pemière course de la 205 Turbo 16, le trophée Jean-François
Piot. Elle s'y comporte honorablement compte tenu, principalement, du
manque de souplesse du moteur.
En début d'année 1984 une nouvelle étape
est franchie avec le recrutement par le PTS de deux techniciens de haut
niveau, André de Cortanze, ingénieur en chef, et Jean-Pierre
Boudy, ingénieur motoriste.
La mission d' André de Cortanze est d'arriver à faire évoluer
et à fiabiliser la 205 avant son homologation prévue le
1er avril 1984. Il fait adopter des modifications profondes, principalement
du renforcement, et il est à noter que c'est jusqu'à 450
modifications qui ont été apportées entre son arrivée
au PTS et l'homologation des vingt exemplaires Groupe B (évolution
des 200 exemplaires).
Jean-Pierre Boudy, de son côté, s'est attaqué
au problèmes de fiabilité et de souplesse. Il résoud
le problème de la souplesse en utilisant le DPV,
dispositif qui améliore la souplesse du turbo compresseur. Un système
identique a été utilisé par les moteurs de F1 Renault
et les Renault 5 Turbo Maxi. La conduite de la voiture en est transfigurée.
|