HISTOIRE DES RALLYES - TOME 1
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LA PRE-HISTOIRE


Fardier de Cugnot (1769)

1769 : Le premier véhicule terrestre motorisé roulant fut le fardier de Joseph Cugnot. Il s'agissait d'une machine à vapeur en réponse à une commande de l'armée pour la traction des canons.

Joseph Cugnot fut le premier d'une longue série d'ingénieurs et de chercheurs géniaux à inventer des pièces, des systèmes ou des produits qui ont permis de créer l'automobile telle que nous la connaissons.
Nous pouvons citer pêle-mêle, sans ordre d'importance ni aucune exhaustivité, par ordre chronologique :

Gottlieb DAIMLER (1834-1900)

Michelin invente le premier pneu démontable (1891)

Les éléments sont en place pour qu'on puisse commencer à parler de l'automobile comme d'un véhicule à part entière et non d'une extrapolation un peu fantaisiste d'une voiture à cheval

Emile LEVASSOR (1844-1897) présente ses voitures en famille, son épouse conduisant le second véhicule

1887 : La première compétition automobile officielle de l'histoire fut organisé par le journal le Vélocipède en 1887 de Neuilly-sur-Seine à Versailles et retour. Un seul concurrent se présenta, Georges BOUTON sur un quadricycle à vapeur De Dion et emporta l'épreuve.

1894 : L'épreuve PARIS-ROUEN, organisée par Pierre Giffard du Petit Journal le 22 juillet , est considérée comme la première vraie compétition automobile non chronométrée.
102 concurrents dont 30 moteurs à pétrole et 28 moteurs à vapeur s'inscrivirent mais peu passèrent l'épreuve éliminatoire de 50 km.
Il s'agissait d'une épreuve de 126 km où serait jugée la facilité de maniement du véhicule. La victoire fut attribuée conjointement à PANHARD-LEVASSOR et à PEUGEOT avec leur véhicule à pétrole alors que le Comte de DION était arrivé le premier. L'organisateur jugea que son véhicule à vapeur était moins prometteur en terme de technologie d'avenir.

nov. 1895 : déjeuner avec le Comte de Dion durant lequel fut décidée la création de l'Automobile Club de France

1895 A partir de 1895 commencèrent à fleurir les course dites "ville-à-ville" dont Paris était devenu le point de départ. Ainsi on vit un Paris-Nice, Paris-Bordeaux-Paris (1ère course automobile chronométrée) et dans le reste du monde, Turin-Asti, Chicago-Evastone.

En novembre 1895, le Comte de DION créa l'Automobile-Club de France et suscita les vocations à l'étranger car, très rapidement, les automobiles-clubs se mirent à apparaître un peu partout en Europe puis en Amérique.

Dans les années qui suivirent on vit de nombreuses autres courses au départ de Paris et à l'arrivée des villes comme Marseille, Dieppe, Amsterdam, Toulouse, Berlin ou Vienne.
Durant l'une de ces courses (Paris-Marseille-Paris), Emile LEVASSOR, éminent ingénieur-constructeur associé à René PANHARD, fut grièvement blessé. Il décèdera des suites de ses blessures quelques mois plus tard. En plus d'entrer dans l'histoire en remportant la première course automobile (PARIS-BORDEAUX-PARIS de 1895) il inaugura la liste des victimes du sport automobile.

1899 : le Tour de France fut créé par l'ACF (Automobile Club de France). Lui aussi fit de nombreux émules.

1900 : Les voitures ont énormément progressé entre le premier modèle qui a été engagé en course (1887) et le début de cette nouvelle période .
Les moteurs à essence ont démontré leur supériorité sur la vapeur de façon étonnamment rapide. La barre des 100 kilomètre par heure a été franchie en 1899 par un véhicule électrique et en 1904 par un véhicule à essence (FORD).

Dans d'autres coins de France et du monde, d'autres épreuves virent le jour.

Avec la Coupe Gordon-Benett, de 1900 à 1905, une nouvelle étape fut franchie.
Le sport automobile entrait, à travers cette épreuve, dans une dimension internationale et, de plus, se dotait d'une structure solide avec un règlement précis. Ainsi, son créateur, l'américain James Gordon Benett propriétaire du New York Herald, inventa le concept des Grand-Prix par nation, chaque pays participant devant présenter trois véhicules d'un constructeur national (toutes les pièces des voitures devaient être fabriquées dans le pays qu'elles représentaient) et chaque pays vainqueur devait organiser l'épreuve l'année suivante.
L'épreuve fut successivement remportée par les Français en 1900-1901 et 1902, les Anglais (en Irlande) en 1903, les Allemands en 1904 et les Français en 1905. La course de 1905 faillit ne pas avoir lieu, les Français trouvant que le règlement les désavantageaient puisqu'ils étaient les plus gros producteurs de voitures, ils pensaient pouvoir augmenter le nombre de participants. Devant le tollé général, la mesure fut reportée à l'année suivante, qui finalement n'eut pas lieu, les Français préférant organiser un autre type de compétition : le Grand Prix de France (1906).

Paris-Madrid (1903)

Pour revenir sur les routes de France (mais aussi dans le reste du monde), les véhicules pétaradaient de plus en plus vite, les concurrents se présentaient de plus en plus nombreux aux départs. Les courses en devinrent de moins en moins tolérées, pour devenir de plus en illicites...
Les passages dans les agglomérations se faisaient au ralenti et certains départs se faisaient en catimini, en cachette des autorités (cf. Paris-Amsterdam-Paris).

 

1903 : Donc, tout allait pour le mieux... jusqu'au 24 mai 1903, date à laquelle les autorités arrêtèrent la course Paris-Madrid à Bordeaux. En effet, on dénombrait déjà 15 accidents corporels depuis le début de la course. Au cours de ces 15 accidents, on dénombra 7 décès, 2 pilotes (dont Marcel Renault), 3 mécaniciens, 2 spectateurs.

 
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