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1987 : Nouveau départ. Les constructeurs
sont contraints de repartir d'une feuille blanche. Ceux qui n'ont pas de voiture
au catalogue leur permettant de se battre au premier plan se dirigent vers d'autres
disciplines, tel Peugeot.
D'autres, tentent d'adapter un véhicule de leur gamme, tels Audi ou Nissan.
Et puis il y a ceux qui possèdent LA bonne voiture.
2 constructeurs sont dans ce cas, Mazda et Lancia.
| Juha Kankunnen (1987) |
Mais le duel tournera court, la Mazda 323 4WD étant handicapée par le manque
de fiabilité de son moteur 1600 cm3, la Lancia Delta HF 4WD
se fit dérouler un tapis rouge par la concurrence jusqu'au titre en fin d'année.
La seule inconnue, dès la mi-saison, était le nom du pilote Lancia qui emporterait
le titre. L'élu sera Juha
Kankkunen qui, ainsi, confirme son titre de l'année précédente.
Ce qu'il faut retenir de cette année, c'est que la recette de la victoire tient
en quelques ingrédients simples : 4 roues motrices, turbo, fiabilité.
Seul Lancia les a réunis cette année de lancement du Championnat du Monde groupe A.
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Didier Auriol (Tour de Corse 1988) |
1988 : Deuxième année du championnat du monde Groupe A. Lancia est l'équipe à battre. Mais personne ne releva le défi. La seule victoire qui leur échappa cette année fut le Tour de Corse remporté magistralement par Didier Auriol sur la Ford Sierra Cosworth. Le titre pilote alla à Miki Biasion, premier pilote italien sur voiture italienne à devenir champion du Monde depuis Sandro Munari et sa diabolique Stratos en 1976.
1989 : De nouveaux prétendants au titre se présentent. Mitsubishi avec sa Galant VR4 et surtout, Toyota avec la Celica GT4. Elles remportèrent chacune des victoires, mais ne purent empêcher Lancia et Miki Biasion de coiffer à nouveau la couronne Mondiale, chacun dans sa catégorie.
1990 : La messe en Latin. L'année a commencé Lancia avec la 1ère victoire de Didier AURIOL au Monte Carlo, puis s'est mise à tourner Toyota sauce Carlos SAINZ à partir de l'Acropole en juin. Plus rien ne pourra arrêter le pilote Madrilène qui signera une victoire historique au rallye des 1000 lacs Finlandais et au RAC anglais. Il devait, avec ce bouquet final de feu d'artifice, coiffer la couronne de Champion du Monde des Pilotes. Alain Oreille, sur Renault Super5 GT Turbo, devait remporter cette année-là le Championnat du Monde des Groupe N.
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Carlos SAINZ (San Remo - 1990) |
1991 : Début de saison tonitruant pour Carlos Sainz. Après une lutte acharnée avec François DELECOUR au Monte Carlo, il l'emporta de façon chanceuse et sur sa lancée gagna 5 des 8 premières courses. La série s'arrêta à partir des 1000 lacs et il abandonna sa place de Champion du Monde à Juha KANKKUNEN qui fit une saison plus régulière.
1992 : Lancia présenta l'ultime évolution
de sa bête de course, la Delta
HF Integrale, 6 ans après la première version de ce modèle. Contre
toute attente elle est l'épouvantail de la saison et Didier AURIOL devint très
vite l'homme fort de la saison. En 8 courses auxquelles il participa, il en
remporta 6. Puis il enchaîna une fin de saison catastrophique où il accumula
les abandons et finit par laisser le titre qui lui était promis à Carlos
Sainz qui compte 5 victoires mais 2 deuxièmes places. Pire, il
dut aussi céder la troisième marche à Juha Kankkunen qui ne compta qu'une seule
victoire.
Lancia
emporta le titre des Constructeurs pour la sixième fois consécutive et Didier
AURIOL se consola en détenant le record de victoires en une saison (record qui n'a été battu qu'en 2005 par un Sébastien LOEB au meilleur de sa forme, avec 10 victoires).
Lancia tira sa révérence à la fin de la saison. La marque sera encore représentée
en Championnat du Monde par une équipe semi-officielle, le JOLLY CLUB.
1993 : Pour la première fois, toutes
les épreuves (13) comptèrent pour les Championnats Pilotes et Constructeurs.
Les classements furent établis sur les 8 meilleurs résultats de la saison pour
les deux championnats.
En ce qui concerne le déroulement de la saison, elle tourna à la bérézina pour
Lancia qui n'emporta pas une seule course. La marée japonaise déferla sur le
monde du rallye avec Toyota en chef de file et les Subaru et Mitsubishi qui
suivaient de près.
La seule solide adversité vint de Ford avec les Escort pilotées par Miki Biasion
et François Delecour qui vendirent chèrement leur peau en décomptant 4 victoires
à eux deux.
Mais les Toyota
étaient les plus fortes et s'adjugèrent leur premier titre des constructeurs.
Juha Kankkunen
engrangea cinq victoires et s'offrit un quatrième titre de Champion du Monde
des Pilotes.
1994 : Un champion du monde Français.
Cette saison 1994 a tenu toutes ses promesses en matière de suspens. Jusqu'au
RAC, la dernière épreuve, le nom du futur champion du Monde est resté incertain
entre Didier AURIOL,
favori puisqu'en tête au terme de la saison, et Carlos SAINZ qui pouvait encore
mathématiquement le coiffer sur le poteau. Mais malgré un début de course calamiteux,
Didier Auriol bénéficiera de l'abandon de son challenger et ceindra la couronne
de Champion du Monde des pilotes.
Associé à Juha Kankkunen, Didier Auriol a aussi permis à Toyota
de remporter le titre des constructeurs.
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Turbo de la Toyota Celica GT-Four (ST205) |
1995 : La saison promettait d'être l'une
des plus disputée depuis très longtemps. Les acteurs étaient en place, les machines
plus affûtées que jamais et les spectateurs tenaient des paris sur le chances
de chacun, qui sur la nouvelle Toyota
Celica GT-Four, qui sur la Subaru Impreza qui a démontré tout son potentiel
l'année passé, qui, encore, sur la Mitsubishi Lancer qui monte en puissance
et laisse apercevoir un potentiel important. Hélas, le péplum tant attendu a
vite tourné au vaudeville. La supériorité évidente de la Celica a vite été repérée,
et la supercherie démarquée par les autorités. Puis, avec un évident manichéisme,
la FIA, en la personne de son propre Président, a savamment orchestré la mise
en scène du lynchage médiatique. Il faut reconnaître que le Toyota Team Europe
a imaginé le système (presque) parfait pour gonfler la puissance du moteur.
Le principe consistait à faire bouger la bride du turbo (destinée à brider l'arrivée
d'air, donc la puissance) quand le moteur réclamait plus de puissance au turbo.
Plus le turbo tournait vite, plus la bride laissait passer d'air, et à l'arrêt
du moteur, la bride reprenait sa place.
Ce n'est pas la première fois que les constructeurs sont pris à tricher (cf.
affaire de l'essence illicite des Lancia), mais c'est la première fois (et seule
fois à ce jour) qu'une équipe est sévèrement punie.
Toyota a été bannie pendant un an suite à cette affaire et ses pilotes, Kankkunen,
Auriol, Schwarz et Radström ont perdu tous leurs points acquis durant cette
saison.
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Subaru Impreza (1995) |
Le titre de Colin Mc Rae en serait presque passée inaperçu, pourtant il fut le plus jeune champion du Monde de tous les temps. Subaru avec son équipe de jeunes prodiges (Carlos Sainz, Colin Mc Rae et Richard Burns) a ceint la couronne des Constructeurs.
1996 : Cette saison s'est déroulée de façon très classique avec deux protagonistes, Colin McRae sur Subaru et Tommi Makïnen sur Mitsubishi, qui se partagent le gâteau du Championnat du Monde. 8 des 9 manches ont été gagnées par l'un ou l'autre. Ford, grâce à Carlos Sainz en Indonésie,
a réussi à sauver la face. Colin Mc Rae commet trop de fautes éliminatoires pour espérer conserver son titre. Tommi Makïnen (Mitsubishi Lancer Evo 3) a remporté le premier de ses quatre titres et Subaru a conservé sa couronne chez les constructeurs.
| premier titre de Tommi Makïnen (1996) |
Depuis plusieurs saisons les investissements financiers des constructeurs sont allés croissants et commencent à devenir déraisonnables. La FIA, consciente de ce problème, a instauré dès 1996 une restriction des assistances aux équipages qui (re)commencent à effectuer des réparations eux-mêmes, les zones d'assistance devenant réglementées. De la même manière les hélicoptères sont réservés aux officiels, tout usage privé par une équipe est interdit. De leur côté les constructeurs veulent aller plus loin dans la préparation des autos alors que le législateur multiplie les réglementations et les interdictions, comme la limitation des largeurs de pneus ou l'interdiction des pneus slicks, par exemple.
La FIA décide qu'à partir du 1er janvier 1997 une nouvelle réglementation entrera en vigueur, dénommée World Rally Car (WRC).
Pour les constructeurs cela signifiera une nouvelle façon d'homologuer les voitures, ce qui leur permettra de leur faire bénéficier d'évolutions intéressantes strictement encadrées par un cahier des charges très précis. Il est ainsi laissé aux constructeurs la possibilité, par exemple, d'ajouter un turbo et quatre roues motrices à un modèle de série qui n'en possède pas.
Un pan du règlement est aussi consacré aux épreuves. Pour continuer à avoir le droit de faire partie du Championnat du monde les courses doivent se conformer à un nouveau format. La longueur totale des Epreuves Spéciales (ES) ne doit pas dépasser 400 km et doivent être disputées sur 3 jours, du vendredi au dimanche. Les reconnaissances doivent avoir lieu dans le semaine qui précède.
Le premier rallye touché par cette mesure est le rallye Monte Carlo qui doit faire l'impasse sur son célèbre parcours de concentration. C'est le prix à payer pour pouvoir continuer à vivre.
Cette réglementation est celle que nous connaissons aujourd'hui, elle a démontré son efficacité par l'intérêt qu'elle suscite auprès des constructeurs et par la qualité et l'intensité des "combats" qu'elle distille aux quatre coins du globe. Ne serait-ce que par ces arguments, cela prouve que le législateur a trouvé un bon équilibre pour cette compétition.
Cette
histoire, celle des WRC, que vous avez peut-être vécue en direct
sur le bord des routes, vous pouvez aussi la retrouver sur de nombreux sites
et de nombreux livres.
Je ne crois pas que ce soit indispensable de la réécrire, tout du moins pour
l'instant.
Je vous remercie d'avoir bien voulu me lire jusqu'ici et j'espère de tout cœur que vous avez apprécié et/ou que vous avez appris quelque chose.
Je reste à votre disposition sur le Forum, sur le Livre d'Or ou par afin de répondre à vos questions, vos remarques ou vos encouragements.
ANNEXES |
TABLEAU
RECAPITULATIF DE TOUTES LES EPREUVES
DEPUIS LA CREATION DU CHAMPIONNAT
DU MONDE (1973)
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BIBLIOGRAPHIE - SITES SOURCES
Livres et publications :
RALLY de Reinhard Klein (ed. Könemann)
Voitures de rallye (ed. Altaya)
Histoire du Sport Automobile de Raymond Flower (ed. E.P.A.)
Les Rallyes (ed. Larousse)
Sites internet où j'ai trouvé des informations
:
http://www.amaf.asso.fr/acf/accueil.htm
http://www.autoskulptur.de/raceIndexF.htm
http://clubmercedesbenz.free.fr/AG/Jellinek_fichiers/Jellinek01.htm
http://www.derzwickauer.de/automobil100.html
http://eurekaweb.free.fr/th1-pneu.htm
http://pages.videotron.com/daarian/histoire/les_debuts_de_la_course_automobi.htm
http://www.chez.com/racingmemo/MOTORSPORT/AUTO_SOMMAIRE.htm
http://pboursin.club.fr/autohist.htm
http://www.smithmaps.fsnet.co.uk/alpinerallytext.htm
http://rcma.free.fr/escort/mexico.htm
http://www.flyandrive.com/
http://www.f1-legend.com/
http://www.ukmotorsport.com/networkq/1997/history.html
http://rrrbmn05.waika9.com/FIA_Course.html
http://www.rallycross-france.net/index.php
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